Le jardin du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) est un endroit ‘’paradisiaque’’. Cependant les apprentis journalistes le fréquentent peu. Il est au profit d’autres étudiants issus des différentes facultés. Des tentatives d’explications jaillissent, à ce sujet, ce vendredi 29 juillet dans cette école de journalisme. Reportage !
Daba Ndiaye, foulard sur la tête, est adossé sur le dossier d’un banc carrelé. Au milieu de ses camarades étudiants venus révisé dans le jardin du CESTI elle a les yeux fixés sur son ordinateur de marque acer. L’étudiante à la Faculté des Sciences Juridiques et Politique (FSJP) se connecte sur le réseau social Facebook. En cette fin de matinée de vendredi 29 juillet 2021, elle jette son regard sur la cours de l’école pendant que les étudiants sortent peu à peu. Ces derniers forment de petits groupes sous le chaud soleil interrompu quelque fois par l’ombre créé par la disparition de l’astre dans les nuages. Elle explique avec la voix cassée, « vous les voyez on dirait qu’ils n’aiment par leur jardin ». Elle fait des efforts en essayent de claquer la gorge puis ajoute « A leur opposé, nous on en profite car c’est le cadre idéal pour réviser et se connecter »
Dans la cours de l’école, les étudiant en journalisme, vêtus majoritairement de boubous traditionnels, discutent, rigolent, prennent des photos. L’ambiance y est vivante. Interpellée, l’une d’entre eux répond au nom de Ndiémé Faye. Elle est habillée d’un ‘’djellaba’’ bleu. Masque et lunettes bien ajustés, sac au dos, foulard blanc sur la tête, elle dit « c’est vrai qu’on voit rarement des étudiants du CESTI profiter du jardin à cette heure-là ». L’étudiante en première année explique, « c’est quand-même compréhensible car nous sommes préoccupés à faire des travaux, des reportages et autres exercices. Du coup on n’a pas le temps». Non loin de là, son camarade de promotion Paul Dacosta, de teint clair, avec deux chaines autour du coup abonde dans le même sens « n’eut été le problème de temps posé par le rythme du CESTI, nous devrions être les premiers à profiter de ce cadre. Mais je les comprends, nous sommes tous étudiants ».
Les cestiens sont compréhensifs…
Certains étudiants quittent la cours. D’autres viennent. Elle devient de moins en moins animée. Le gazouillement des oiseaux et le bruit provenant du passage des gens sur un sol en coquillage s’occupent de l’ambiance de l’endroit. Rose Marie Agate DIOP, est étudiante en deuxième années au département d’histoire. Révisant sa leçon sur l’invasion barbare, elle a un stylo à la main. Elle prépare un examen de commentaire. Notre présence l’interrompt. Elle soutient « c’est vrai que je suis occupée mais j’aime échanger avec les cestiens car vous êtes ouverts et compréhensifs ». Et d’ajouter nous occupons votre jardin mais vous ne nous dérangez pas ». Daba Ndiaye confirme ses dires, « c’est vrai que le CESTI fait partie de l’UCAD. Les gens y viennent réviser comme ils vont dans les autres facultés. Mais ici c’est différent les étudiants ne dérangent pas, ils nous comprennent ».
…mais ils rencontrent des difficultés
Dans ce jardin qui constitue également un espace vert, pots de fleurs, manguiers, offrent un air frais. L’ombre des arbres atténue la chaleur que dégagent les rayons solaires. Sur l’écran des ordinateurs différents sites s’affichent. Certains révisent et font des recherches, d’autres se divertissent via leurs smartphones. Ils profitent tous de la connexion. Cette situation est déplorée par Paul DACOSTA : « Nous avons du mal à accéder à certaines plateformes parce que la connexion fait défaut à cause de la pléthore de gens qui l’utilisent». Sa camarade Ndiémé ne se limite pas aux difficultés liées à la connexion, « moi je vais au-delà des problèmes d’accès au WI-FI. Parfois on achète de quoi manger à la buvette mais on a du mal à trouver quelque part où s’asseoir pour manger. Parce que les autres étudiants occupent tous les sièges ».
Un endroit idéal pour réviser
« C’est la première fois que je vienne ici. C’est juste un ami qui m’a recommandé l’espace et je trouve que c’est un cadre très calme », explique Saibo Samoura. Etudiant en licence 2 histoire, ear pod sur les oreilles, visionnant une vidéo de Bruno Dumézil sur l’invasion barbare, il ajoute d’un ton ironique : « Je prépare un examen de commentaire mais je m’abonne désormais (hein) pour d’autres révisions ». Une autre, assise dans son coin, Coumba NDOUR, est vêtue de blanc. De prime abord elle refuse de s’exprimer « je suis timide, je n’aime pas parler aux journalistes ». Après quelques discussions, elle finit par céder « j’opte cet endroit pour une chose il ne fait pas chaud ici contrairement aux facultés où la chaleur est extrême ». Ndiémé Faye, confirme, « c’est un très bon endroit pour apprendre. Je l’ai toujours fréquenté avant d’intégrer le cesti ». Elle lance, « l’administration doit penser à limiter sa fréquentation afin qu’on puisse en profiter, nous cestiens ».
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