lundi 30 novembre 2020

Portrait de Mouhamadou Falil SY


Dr Mouhamadou Falil SY

Mouhmadou Falil Sy est un jeune chercheur mauritanien. Après l'obtention de son Bac en 2009, il rallie la France pour continuer ses études en mathématiques. Surnommé "Pullo Gaynaako", l'homme est un scientifique doublé de linguiste. Il a écrit deux livres de mathématiques en pulaar.
Voici son portrait.

"L'apprentissage des mathématiques par le français, est un obstacle et la meilleure façon de les assimiler est de les apprendre dans sa langue maternelle", telle est la conviction de Mouhamadou Falil Sy. Le chercheur mauritanien, né en 1990 a fait son cursus élémentaire dans son village natal de Bélinabé. 
En 2009,après l'obtention de son Baccalauréat C (option mathématiques), il rejoint l'université Cergy-Pontoise de la France où il empoche son doctorat de mathématiques en 2017.

L'enseignant-chercheur à l'université virginie des Etas-Unis est un scientifique doublé de linguiste. Cette casquette a fait qu'il réconcilie les maths et le pulaar. Ainsi, en 2016, il publie son premier ouvrage de mathématiques en pulaar intitulé "bindandé hiisankooje", les écrits mathématiques. Trois années plus tard, il publie "Gannde hisiiwe", les sciences mathématiques tome 1 d'une trilogie de 900 pages dont la cérémonie de dédicace a eu lieu à l'UCAD de Dakar. Ce dernier lui vaut la reconnaissance de certains universitaires à l'image du Pr Mary Teuw Niane.

Peulh, bon teint, cheveux touffus, Dr Sy ou Pullo Gaynaako c'est à dire ''Berger Peulh", est l'exemple parfait des scientifiques d'antan. Il se reproche d'être têtu ce qui lui prive parfois de beaucoup d'avantages.
Son ambition de faciliter à la population africaine l'accès au savoir l'as poussé à mettre gratuitement son second ouvrage en ligne. 

Ses écrits en pulaar ne se limitent pas uniquement qu'en science, il écrits aussi des articles dans d'autres domaines publiés régulièrement par la revue mensuelle "Fooyré Bamtaare", la lumière du développement.

Dr Sy a comme but la démocratisation totale de l'accès à la science. Ainsi, il sensibilise les jeunes africains à maîtriser la lecture et l'écriture dans leurs langues.

mercredi 25 novembre 2020

Entretien Avec Diary SOW









Diary SOW
CP. Senenews

Deux fois meilleure élève du Sénégal (2018 et 2019), Diary SOW est actuellement étudiante en deuxième année de prépa scientifique à Louis Le Grand, Paris. Dans l'entretien qui suit, elle évoque son amour envers la littérature et dévoile ses ambitions.


1) Être deux fois de suite meilleure élève du Sénégal, qu'est ce que cela fait? 

"C'est une grande fierté. Je me sens très honorée d’avoir pu représenter l’excellence, dans mon cher pays. Je me sens impartie d’une mission, dans la 
mesure où je me dois de continuer à inspirer d’autres jeunes, qui veulent suivre mes pas. Et même devenir meilleurs que moi". 

2) Ayant un cursus scientifique quel est votre lien avec les livres, bref la littérature ? 

"J’aime la littérature, j’adore la lecture. C’est d’ailleurs un de mes passe-temps favoris. Mais j’aime bien plus écrire que lire. Quand j’ai commencé à écrire, je ne savais même pas encore comment j’y parvenais, encore moins pourquoi je le faisais. C’était aussi naturel qu’un instinct, aussi jouissif que la satisfaction d’un besoin primordial. Plus tard, en grandissant, je suis devenue moins égoïste. J’ai écrit pour partager, émouvoir, transmettre. J’ai accepté le risque d’être lue et c’est certainement la chose la plus 
courageuse que j’aie faite de toute ma vie".

3) Quels conseils donnez-vous aux jeunes filles qui s'adonnent à la déperdition scolaire? 

"Je leur demanderais de trouver leur voie, de chercher ce qui les passionne vraiment et de s’y adonner à 100%. Il y’a une différence notoire entre « ne pas réussir ses études » et « ne pas réussir sa vie ». Un amalgame que beaucoup de gens font pourtant. Il y’a toujours, dans notre entourage, une personne qui a réussi, sans avoir été vraiment à l’école. On en connaît aussi qui ont été longtemps à l’école, mais qui n’ont pas réussi. L’école n’apporte pas tout. Et l’apprentissage à l’école n’est certainement pas une garantie de la réussite sociale et personnelle. Plusieurs voies mènent vers le succès. Il suffit de trouver la sienne. Mais il est vrai que même si l’école n’est pas la seule voie pour réussir, c’est une excellente option pour qui veut bien réussir. L’émancipation de la femme devient très difficile quand elle n’est pas suffisamment instruite. Il faudrait donc faire des études pour garantir un niveau susceptible de nous aider à mieux
comprendre le monde actuel. Sinon, il risque d’y avoir de gros problèmes d’intégration".

4) Quelles sont vos perspectives? (Livres, projets, études,...) 

Mes objectifs sont multiples et dépendent de l’aspect de ma vie qu’on aborde. Au plan strictement professionnel, j’aimerais demeurer polyvalente, « versatile », continuer à écrire, terminer la trilogie, reprendre mes anciens écrits, trouver de nouveaux sujets d’écriture, sans trahir ma vocation scientifique. Globalement, tout ce que je souhaite, c’est être une jeune femme heureuse et épanouie qui travaille pour son pays et use de ses modestes moyens pour impacter positivement dans la 
vie de ses concitoyens". 

Analyse sur la situation en Guinée

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