samedi 27 juin 2020

Covid-19 et la peur de la consultation

La covid-19, une pandémie qui a installé la psychose. Car si d’aucuns disent que le virus est inexistant, d’autres ont peur de se faire consulter pour éviter toute éventualité de stigmatisation. Nous sommes allés au poste de santé de Bambilor où des patients nous ont édifiés sur leur sort.

Le nouveau coronavirus constitue un casse-tête au sein des populations sénégalaises. Entre stigmatisation et insouciance, nombreux sont ceux qui ressentent une peur d’aller se faire consulter. Vêtue de robe bleue, masque jaune,  Awa DIA, la quinquagénaire, estime que la maladie existe bel et bien. Dès lors elle appelle les populations à aller se faire consulter en cas de ressentis. « Si l’on ressent des problèmes de santé on doit aller directement à l’hôpital avant que cela ne dégénère et moi je ne cesse de faire de sensibilisation dans mon quartier et mon entourage »

L’hivernage approche et d’autres maladies comme le paludisme pourraient faire l’objet de consultation. Ainsi elle renchérit: «l’hivernage approche et qui dit hivernage parle également de paludisme raison pour laquelle je lance un appel aux sénégalais à respecter les mesures prophylactiques pour faire face à cette maladie qui ne cesse de gagner du terrain ».

Vêtue de robe rose, voilée en noir, le bébé entre les mains Aida MBAYE estime que la stigmatisation ne doit pas être une cause qui empêche les gens de se faire consulter. Ainsi dit-elle « quand on est malade, on doit obligatoirement aller à l’hôpital pour se soigner. Non seulement on le fait pour soi mais aussi pour son entourage car le danger est toujours là »

‘’Les virus sont les virus’’ dixit André Lwoff un des pères fondateurs de la virologie moderne. Comme pour rappeler l’urgence du moment, apprendre à vivre en « corona-responsabilité » s’impose afin de palier une dictature pandémique.  

lundi 22 juin 2020

MACRON-MACKY: Mimétisme ou coïncidence


Emmanuel Macron et Macky Sall 

Fermeture des frontières, assouplissement des mesures restrictives et reprise des cours, des mesures analogiques entre le Sénégal et la France. S’agit-il d’une simple coïncidence ou mimétisme ? Des observateurs avertis se sont prononcés sur le sujet. 

La pandémie de covid-19 a changé le cours de la vie et imposé ses lois aux différentes contrées. Pour chaque pays différentes stratégies adoptées afin d’endiguer ce virus. Ces dites mesures présentent d’ailleurs des ressemblances entre le Sénégal et la France. Cette situation fait l’objet d’un débat controversé.                                                                                                                                          Selon Ibou SANE, professeur en sociologie politique à l’UGB, le président Macky SALL est victime de coïncidence malheureuse. « Contrairement à ce que les gens pensent, le président ne fait pas du mimétisme car les réalités socio-culturelles sénégalaises et françaises ne sont pas les mêmes ». Il  ajoute que si le président voulait appliquer à la limite ce qui se fait en France notre économie serait par terre étant donné que celle-ci est sous terraine. 

Fatoumata Binetou Bâ, étudiante en journalisme au CESTI estime que le président est dans une tendance de mimétisme. Dès lors elle soutient : « on a l’impression que le président est dans un sphère de mimétisme et de tâtonnement. On dirait qu’il joue à pile ou face et selon les décisions de Macron en France ». Elle finit ses propos par dire : « notre gouvernement n’a pas de stratégie réelle il fait que suivre un engouement qui n’a rien à voir avec les réalités du pays ». 
Son confrère Mamadou KANE abonde dans le même sens : « c’est une question assez complexe certes mais avec tout le recul possible je dirais que c’est du mimétisme. Car beaucoup de paramètres nous font croire que le président SALL est à la merci du président français sans pour autant analyser ».

Actuellement, le monde fait face à une dictature pandémique de covid-19. A chaque pays ses stratégies. Toutes fois au Sénégal les mesures prises semblent ne pas réduire la propagation du virus. Pour ainsi favoriser ou légitimer le départ vers l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) du Dr Aloyse Waly DIOUF, l’un des pions phares de la lutte contre la pandémie au Sénégal. 

vendredi 5 juin 2020

Bienvenue au pays de l'injustice

Illustration de L'INJUSTICE 

Boughazelli recouvre la liberté provisoire. Le passage du trafiquant de faux billets à la Maison d'Arrêt et de Correction de Rebeuss  a été de courte durée. Cette libération inattendue jette une fois de plus le discrédit sur notre justice. De nombreuses questions restent sans réponse dans cette rocambolesque affaire.

Bienvenue au Sénégal, pays de la téranga où la justice n’est qu’un moyen de réprimer les pauvres et protéger ‘’les supposés légitimes’’. Ce pays est vraiment magique. Car si tu es du côté du pouvoir, tu peux dérailler autant que tu veux mais la justice tranchera toujours de ton côté. Par contre si tu viens de la ‘’basse classe’’ il te faut surveiller tes arrières en tout instant sinon au moindre faux-pas tu risques de visiter le milieu carcéral. Et ton procès risque de ne jamais voir le jour. Tu seras toujours oublié dans ce milieu inconfortable. 

Oui nous sommes au pays de ‘’kumba am ndey et kumba amul ndey’’. Autrement dit au pays ‘’des ayant mère et ceux qui en sont dépourvus’’. Oui une véritable prise de position multisectorielle, sévit dans ce pays toujours vu comme une arène de paix ou encore la terre des saints. 
Les ‘’ayants mère’’ sont les protégés de l’Etat. Ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent sans être inquiétés. Ce sont les bénis du système. Ils piétinent la loi et la justice comme ils l’entendent. Ils sont des dealers, des blanchisseurs d’argents, détourneurs de deniers publics, magouilleurs, j’en passe. Tant qu’ils sont avec le gouvernement ils peuvent réussir leurs projets illicites sans souci. Sans doute car le seul souci qui les attend n’est qu’une arrestation de quelques semaines, de la poudre aux yeux. Bien sur un pur saupoudrage car ils se verront bénéficiaire de liberté provisoire pour ne pas dire définitive. Parce qu’ils sont tout simplement légitimes. Comme le dit le fameux adage ‘’ouolof’’ « borom kuddu du lakk ». Autrement dit « quiconque manipule le feu par l’intermédiaire d’une cuillère ne se brule pas » mais attention le feu peut se propager à travers les métaux, des conducteurs de chaleur, l’on nous en enseigne en chimie. Oui une façon de dire que le règne au pouvoir n’est jamais éternel. 

A l’opposé, "les non protégés" payent toujours les pots cassés. Des jeunes qui par indigence, ou vivant dans la précarité ont commis des contraventions ou délits pour subvenir à leurs besoins. Malheureusement ces nécessiteux, alpagués  pour vol de bétails, volailles ou d’objets à vil prix devront toujours répondre de leurs actes parce qu’ils ne sont pas la haute classe qu’ils ont élu pourtant. Leur procès va tomber dans l’oubli. Le temps va s’arrêter pour eux pendant que leurs semblables émergent. Ils purgeront leurs peines et devront faire face à une réinsertion sociale presque inexistante.

Cette injustice démontre encore l'emprise de l'exécutif sur le judiciaire. Et tant que la séparation des pouvoirs n'est pas cautionnée des situations pareilles seront toujours d'actualité dans le pays.

                                             Demba Amar ANNE

Analyse sur la situation en Guinée

      Alpha Condé entouré par les putschistes Arrivé au pouvoir en 2010 après 40 ans d’opposition, le président Alpha Condé semb...