vendredi 30 avril 2021

PRIERE DE VENDREDI A L'UCAD: L'IMPORTANCE DE L'INTENTION ÉVOQUÉE

Ce vendredi 16 avril, l’imam de la grande mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop a porté son sermon sur l’intention. L’imam Baldé a montré l’importance de ce terme dans les différents actes des croyants.

« Les actes ne valent que les intentions qui les précèdent. Si celles-ci sont bonnes même si l’acte n’est pas réalisé, cela est profitable au croyant. Tout comme la mauvaise intention est nuisible au musulman même si l’acte n’est pas accompli ». Telle est la réaction de Pape Yatma NDIAYE, fidèle venu assister à la prière du vendredi passé. Il estime avoir compris en ces termes le sermon de l’imam Abdou Khadr BALDE, qui portait sur l’intention, à la grande mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). 
M. BALDE a articulé son message autour de dix points qui évoquent tantôt les bonnes intentions et leurs récompenses, tantôt les mauvaises et les châtiments qui leur sont assignées. 

Sur son ‘’minbar’’, l’imam, regard dirigé vers le public estime que la bonne action est primordiale dans la réalisation d’un acte. En ce sens il explique « la bonne intention rend un acte d’habitude toléré en une dévotion digne de récompense de la part d’Allah ». Il indique dans le point 7 de son sermon que la bonne intention accorde à son auteur la même récompense que celui qui a accompli un acte. 

L’importance d’être sincère dans l’intention envers son Créateur a été évoquée dans le thème du jour. C’est ainsi que l’imam BALDE rappelle un verset coranique qui dit « il leur a commandé cependant d’adorer Allah et de lui vouer un culte exclusif. C’est ainsi que les gens se scindent en deux groupes, ceux qui œuvrent pour l’agrément d’Allah et ceux qui s’activent pour la vie présente ». Il dit avoir compris de cette sourate que la sincérité avec Allah est une des conditions d’acceptation des œuvres.  

L’aspect positif de l’intention n’est pas uniquement la sous thématique abordé. A côté de cela M. BALDE a rappelé l’ampleur de la mauvaise intention dans la pratique religieuse et les sanctions que cela pourraient engendrer. En conséquence, il affirme « la mauvaise intention fait d’un acte permis par la loi un acte illicite et met au même niveau l’assassin qui mérite l’Enfer et l’assassiné qui aurait pu être au Paradis ». Il s’est appuyé sur les paroles du Prophète qui dit « deux musulmans qui se rencontrent avec leur épais pour s‘entre tuer, l’assassin et l’assassiné iront tous deux à l’Enfer. Car chacun avait l’intention de tuer l’autre ». 

Devant une marée humaine, l’imam a rappelé le Hadith du Prophète Mouhamed « les actes dépendent des intentions qui les inspirent, chacun n’a de son œuvre que les valeurs de son intention ». M. NDIAYE réagit à cela en ajoutant « j’ai beaucoup appris du sermon même si je connaissais le Hadith. Mais abordé sous cet angle c’est vraiment instructif ».

Nonobstant les problèmes techniques qui ne facilitaient pas l’audibilité des dires de l’imam, bon nombre de fidèles se sont montrés concentrés tout au long du sermon. 

lundi 26 avril 2021

JOURNEE D’INTEGRATION DES ETUDIANTS DE L’UAM: La valeur au centre des allocutions

     professeur Lamane Mbaye face au public

Ce samedi, la coordination des étudiants de l’Université Amadou Mahtar MBOW (UAM) a 
organisé la première édition de sa journée d’intégration. A cette occasion, le Professeur 
Lamane MBAYE a animé une conférence au CICES.
Le professeur Lamane MBAYE en bleu.
« Nous n’avons pas besoin de quémander des valeurs, nous en avons », dixit le Professeur 
Lamane MBAYE. Samedi dernier, Il a animé une conférence sur la « Crise identitaire, valeurs 
et sociétés au Sénégal » au CICES lors de la journée d’intégration des étudiants de l’UAM. Le 
professeur s’est désolé de la « crise de valeurs » qui prévaut actuellement dans le pays, et 
appelle à la réconciliation avec nos valeurs d’antan. En ce sens, il dit « auparavant, avec une 
simple coiffure on pouvait reconnaitre l’identité d’une personne mais aujourd’hui, nos jeunes
adoptent des habitudes venant d’ailleurs et qui ne collent pas avec nos réalités sociales ». Il 
demande aux jeunes de devenir eux-mêmes rappelant ainsi, la citation de Youssou Mbargane 
« les valeurs sont là endormies, mais il faut les réveiller ». 
Le Professeur de Lettres et de technique d’expression orale, devant une forte audience s’est 
inspiré du Parrain Amadou Makhtar MBOW, un homme qu’il considère comme étant 
« vertueux » et « valeureux ». S’adressant aux étudiants, il ajoute « chacun d’entre vous doit 
être un Amadou Makhtar MBOW et vous n’avez rien à envier aux autres parce que votre 
parrain peut vous servir de référence ». Dans le même registre, la rectrice, Codou Gueye Mar,
par l’intermédiaire du conférencier, conseille ses étudiants à prendre comme référence leur 
parrain qui selon elle a des valeurs incontestables. Le président de la coordination des 
étudiants de l’UAM, Cheikh Ahmed Tidjane NDIAYE, dit avoir capté le message. A l’en croire il 
est prêt à réunir ses camarades étudiants dans une parfaite cohésion sociale et œuvrer pour 
le bien des siens. 
Le conférencier n’a pas manqué de rappeler la langue, comme étant un vecteur culturel. Par 
conséquent, il appelle les étudiants à être fier des langues locales et il soutient « la langue est 
le véhicule de la culture. C’est ce qui fait que je suis moi-même plutôt qu’autrui ».
« La femme comme gardienne de valeurs… »
L’orateur du jour considère les femmes comme des êtres de valeur. Sous les applaudissements 
de ces dernières, bien représentées, M. MBAYE affirme que si l’éducation des filles est en crise 
c’est toute la société qui en subit les conséquences. Ainsi, il explique « éduquer un garçon, 
c’est éduquer un homme. Par contre éduquer une femme c’est éduquer tout une nation car la 
femme est la gardienne des valeurs ». En guise d’exemple il a relaté l’histoire de Mame Diarra 
Bousso, Ngoné Latyr, entre autres. Pour lui ces dernières ont beaucoup contribué dans 
l’histoire du pays, et les jeunes filles doivent se référer à elles. 
« Faire face à la crise des valeurs et des identités, ce n’est rien d’autre qu’inviter les gens à 
devenir eux même, par ce que la nature a horreur du vide. Les jeunes ne sont pas mauvais c’est 
juste qu’ils n’ont pas quelqu’un qui les éduque comme il se doit ». C’est en ces termes que le 
Professeur MBAYE a clos son allocution. 
D’autres activités ont été coordonnées lors de la journée d’intégration comme des concours 
d’éloquence, de génie en herbes, entre autres.
                                        DEMBA AMAR ANNE

Analyse sur la situation en Guinée

      Alpha Condé entouré par les putschistes Arrivé au pouvoir en 2010 après 40 ans d’opposition, le président Alpha Condé semb...