Ce vendredi 16 avril, l’imam de la grande mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop a porté son sermon sur l’intention. L’imam Baldé a montré l’importance de ce terme dans les différents actes des croyants.
« Les actes ne valent que les intentions qui les précèdent. Si celles-ci sont bonnes même si l’acte n’est pas réalisé, cela est profitable au croyant. Tout comme la mauvaise intention est nuisible au musulman même si l’acte n’est pas accompli ». Telle est la réaction de Pape Yatma NDIAYE, fidèle venu assister à la prière du vendredi passé. Il estime avoir compris en ces termes le sermon de l’imam Abdou Khadr BALDE, qui portait sur l’intention, à la grande mosquée de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).
M. BALDE a articulé son message autour de dix points qui évoquent tantôt les bonnes intentions et leurs récompenses, tantôt les mauvaises et les châtiments qui leur sont assignées.
Sur son ‘’minbar’’, l’imam, regard dirigé vers le public estime que la bonne action est primordiale dans la réalisation d’un acte. En ce sens il explique « la bonne intention rend un acte d’habitude toléré en une dévotion digne de récompense de la part d’Allah ». Il indique dans le point 7 de son sermon que la bonne intention accorde à son auteur la même récompense que celui qui a accompli un acte.
L’importance d’être sincère dans l’intention envers son Créateur a été évoquée dans le thème du jour. C’est ainsi que l’imam BALDE rappelle un verset coranique qui dit « il leur a commandé cependant d’adorer Allah et de lui vouer un culte exclusif. C’est ainsi que les gens se scindent en deux groupes, ceux qui œuvrent pour l’agrément d’Allah et ceux qui s’activent pour la vie présente ». Il dit avoir compris de cette sourate que la sincérité avec Allah est une des conditions d’acceptation des œuvres.
L’aspect positif de l’intention n’est pas uniquement la sous thématique abordé. A côté de cela M. BALDE a rappelé l’ampleur de la mauvaise intention dans la pratique religieuse et les sanctions que cela pourraient engendrer. En conséquence, il affirme « la mauvaise intention fait d’un acte permis par la loi un acte illicite et met au même niveau l’assassin qui mérite l’Enfer et l’assassiné qui aurait pu être au Paradis ». Il s’est appuyé sur les paroles du Prophète qui dit « deux musulmans qui se rencontrent avec leur épais pour s‘entre tuer, l’assassin et l’assassiné iront tous deux à l’Enfer. Car chacun avait l’intention de tuer l’autre ».
Devant une marée humaine, l’imam a rappelé le Hadith du Prophète Mouhamed « les actes dépendent des intentions qui les inspirent, chacun n’a de son œuvre que les valeurs de son intention ». M. NDIAYE réagit à cela en ajoutant « j’ai beaucoup appris du sermon même si je connaissais le Hadith. Mais abordé sous cet angle c’est vraiment instructif ».
Nonobstant les problèmes techniques qui ne facilitaient pas l’audibilité des dires de l’imam, bon nombre de fidèles se sont montrés concentrés tout au long du sermon.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire