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Au Sénégal les secteurs de corruption ne cessent de s'agrandir. Leur fructification est due à non seulement une négligence des autorités mais aussi à la non dénonciation du fait. Les causes de la corruption sont sont multiples. On peut en citer: une pauvreté extrême, un faible taux de rémunération dans les secteurs d'activité, la perte de certaines valeurs qui existaient jadis (dignité, éthique,...), la décroissance de l'auto-emploi,... Elle s'affiche sous diverses formes et met en rapport des acteurs différents comme enseignants-élèves, policiers et chauffeurs, etc. Notons aussi que l'analphabétisme constitue une cause fondamentale de ce fléau selon une étude récente de l'OFNAC qui démontre que les analphabètes paient plus de pots de vin.
Pour lutter contre ce fléau des panels et conférences doivent être organisés dont le but principal est de sensibiliser contre le caractère purement infestant de la corruption. C'est l'exemple du panel récemment organisé par E-jicom réunissant des observateurs avertis qui ont eu à suggérer des solutions pour mettre fin à ce phénomène. C'est le cas du journaliste Moussa NGOM qui admet: "je ne prenais pas de perdieum" pour manifester son amour inlassable du métier de journalisme au détriment de l'intérêt financier. Madame Anna SOW professeur à Ejicom soutient que l'attitude de "Amoul Yaakaar", l'incorruptible policier, devrait être la règle et non une exception.
Nous appelons ainsi les autorités étatiques à mettre en place des caméras de surveillance mais également aux populations de mettre fin à ce tabou par la dénonciation. Sur le plan pédagogique la promotion des enseignements dénonçant la corruption et ses néfastes effets devrait être faite. Finalement ces "parasites spoliateurs" (corrupteurs et corrompus) doivent prendre du recul et adopter l'idéal exemple de bien exercer leurs métiers et respecter les règles de conduite.


