mardi 24 décembre 2019

La CORRUPTION au Sénégal: "Une parasitose difficile à soigner"

image de corruption 
Au Sénégal le terme "corruption" continue de gagner un terrain de plus en plus étendu. Elle est présente dans tous les secteurs d'emplois. Son aspect gravissime fait qu'elle soit connue par les populations aussi bien instruites que non instruites. Elle est appelée sous des termes spécifiques dans les différentes dialectes qui se trouvent au Sénégal comme par exemple "Ger" en wolof ou encore "njeenaari" en pulaar,...Elle est devenue une maladie "cosmopolite" car presque présente dans tous les coins du monde. Elle s'affiche sous de multiples formes.

Au Sénégal les secteurs de corruption ne cessent de s'agrandir. Leur fructification est due à non seulement une négligence des autorités mais aussi à la non dénonciation du fait. Les causes de la corruption sont sont multiples. On peut en citer: une pauvreté extrême, un faible taux de rémunération dans les secteurs d'activité, la perte de certaines valeurs qui existaient jadis (dignité, éthique,...), la décroissance de l'auto-emploi,... Elle s'affiche sous diverses formes et met en rapport des acteurs différents comme enseignants-élèves, policiers et chauffeurs, etc. Notons aussi que l'analphabétisme constitue une cause fondamentale de ce fléau selon une étude récente de l'OFNAC qui démontre que les analphabètes paient plus de pots de vin.

Pour lutter contre ce fléau des panels et conférences doivent être organisés dont le but principal est de sensibiliser contre le caractère purement infestant de la corruption. C'est l'exemple du panel récemment organisé par E-jicom réunissant des observateurs avertis qui ont eu à suggérer des solutions pour mettre fin à ce phénomène. C'est le cas du journaliste Moussa NGOM qui admet: "je ne prenais pas de perdieum" pour manifester son amour inlassable du métier de journalisme au détriment de l'intérêt financier. Madame Anna SOW professeur à Ejicom soutient que l'attitude de "Amoul Yaakaar", l'incorruptible policier, devrait être la règle et non une exception.
Nous appelons ainsi les autorités étatiques à mettre en place des caméras de surveillance mais également aux populations de mettre fin à ce tabou par la dénonciation. Sur le plan pédagogique la promotion des enseignements dénonçant la corruption et ses néfastes effets devrait être faite. Finalement ces "parasites spoliateurs" (corrupteurs et corrompus) doivent prendre du recul et adopter l'idéal exemple de bien exercer leurs métiers et respecter les règles de conduite.

lundi 23 décembre 2019

Le CESTI "alimente" le quatrième pouvoir

47e promotion du CESTI 
Ce Jeudi, 19/12/2019 s'est tenue à la Salle de conférence UCAD II de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar la cérémonie de graduation de la 47e promotion du CESTI. Feu Saïdou Dia; le premier sénégalais en sciences de l'information et de la communication, un ancien professeur au CESTI; a été choisi comme parrain.

La cérémonie démarre à 09 h par l'installation des invités. A 10 h s'en est suivie la diffusion d'un film de 5 minutes sur la promotion. Ce film montre leur parcours durant les trois années de formation. Il a mis l'accent sur les sorties pédagogiques,  les loisirs, entre autres. La fin de ce film laisse la place aux différentes allocutions.
D'abord Rodrigue K. T. porte parole des étudiants de la 47e promotion, dans son discours, a rendu hommage au parrain avant d'attribuer ses vives remerciements à l'administration du CESTI. Ensuite on assiste aux témoignages des proches de Saïdou Dia. Selon M. Mamadou Chérif Dia représentant de la famille du parrain "Feu Saïdou était quelqu'un qui a tendance à pousser les gens vers le haut,  vers le savoir" ; Ousmane Sy renchérit: "Saïdou fut un très bon élève". Enfin Mme Cousson Traoré Sall, la directrice du CESTI conseille aux récipiendaires d'être armés de déontologie, d'être propre, pour affronter le marché de l'emploi dans la dignité. Elle finit par annoncer un projet d'ouverture de nouvelles filières au CESTI.

A la fin des discours, M. Mamadou Ndiaye, directeur des études du CESTI remet les parchemins aux 33 récipiendaires. Les nouveaux diplômés ont pris le soin d'immortaliser cette importante phase de leur vie professionnelle avec parents, ami(es) et proches par des séances de photos.
Cette merveilleuse journée s'est perpétuée au CESTI avec un bon cocktail et une ambiance joviale assurée par les étudiants.

mercredi 11 décembre 2019

Le nouveau bachelier à l'UCAD



Après le baccalauréat ,nombreux sont les étudiants qui rêvent de découvrir le milieu universitaire.Le nouveau bachelier est le plus souvent cet adolescent, qui dans la transition entre l'enfance et l'age adulte, plonge dans une marrée de rêves . Ainsi il est armé d'ambition, de passion, bref il veut jouer le rôle d'un substitut parental. La plupart sont ceux qui ont la curiosité de découvrir l'UCAD car croyant que c'est le meilleur des choix. Ces enfants ayant fraîchement réussis au baccalauréat se font beaucoup d'idée positives, ils songent à une intégration immédiate dans le milieu professionnel, après quelques deux voire  trois années d'études. Or c'est tout à fait un paradoxe dans un pays où l'accès à l'emploi constitue un véritable casse-tête.


Ainsi c'est avec cette curiosité que le "nouveau bachelier" quitte, sa famille, ses amis, sa zone de confort, pour venir s'installer dans un monde nouveau. Arrivé à l'université il est seul, il vient probablement d'une zone éloignée, peut être qu'il n'a pas de tuteur à Dakar. Ainsi il doit s'adapter aux réalités qui lui étaient inconnues auparavant. Par conséquent il devient cet adulte qui doit gérer sa vie loin de ses parents. Il doit apprendre à être patient, solide, persévérant pour pouvoir atteindre son but. Il doit se faire un nouvel entourage avec des gens aux origines, convictions, religions, comportements, différents. Le nouveau bachelier va entrer en interruptions avec ses vieilles habitudes. Il est en phase ''d'adaptations inclusive". Le "nouveau bachelier" doit apprendre à aller au lit le plutôt possible pour se réveiller tôt afin de profiter. Il le fait dans l'espoir de profiter d'une place la plus proche de l'enseignant afin de suivre convenablement son cours. Pour la restauration c'est tout un problème le "nouveau bachelier" doit intégrer les files parfois trop longues pour pour avoir accès à l'alimentation qui n'est toujours pas de bonne qualité. Le nouveau bachelier doit s'adapter aux altercations fréquentes, opposant la plupart du temps étudiants et forces de l'ordre, causées le plus souvent par le problème des bourses. Dans des chambres si étroites il doit faire preuve de tolérance pour pouvoir vivre dans une parfaite entente avec ses colocataires. L'adaptation ne se limite pas à ça il faut aussi s'adapter aux vacarmes, aux querelles observées dans certains endroits comme les toilettes, les restaurants...

Dans la perspective de réaliser ses rêves tout élève en classe de terminale doit être apte, psychologiquement autant que physiquement, afin de faire de bons choix.
Une fois à l'université tout étudiant doit s'armer, de patience, d'abnégation, de persévérance,... pour atteindre son objectif.  
        

Analyse sur la situation en Guinée

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