Ce vendredi 17 juillet, c’est la journée de la justice pénale internationale. Au Sénégal, dans un contexte marqué par une grève des acteurs judiciaires, le secteur semble être perturbé. Me Ndeye Anta FAYE est avocate et chargée de la communication de l’Association des Jeunes Avocats du Sénégal (l'AJAS), suivez son entretien avec ALMUUDO.
Peut-on dire que la justice sénégalaise est impartiale, équitable ?
Je crois fermement à cette justice. Et je suis convaincu qu’elle appliquera toujours les règles. Le volet juridique est sensible mais dans le cadre général au Sénégal la justice est équitable même si on note des cas exceptionnels où l’opinion semble ne pas être convaincue par certains délibérés.
La grève du sytjust est-ce un recul de la justice au Sénégal ?
La grève est un droit accordé à tout travailleur certes mais elle n’est pas souhaité parce qu’elle parasite le secteur en question. Pour le cas du sytjust cela montre que les greffiers jouent un rôle fondamental dans la justice. Parce qu’ils gèrent bon nombre de formalités. Leur grève constitue une paralysie du secteur judiciaire.
Etes-vous impactés en tant qu’avocat par cette crise judiciaire ?
Quand l’appareil judiciaire est impacté, tous les acteurs le sont aussi. Le barreau est l’un des acteurs les plus importants. L’impact que nous ressentons c’est surtout par rapport au déroulement des audiences, nos affaires sont au statut quo. Il y a un retard dans le traitement des dossiers. Les décisions de justice ne peuvent pas être rendues. Cependant, l’association des jeunes avocats du Sénégal jouent toujours les grands rôles pour que les travailleurs de la justice soient dans une parfaite harmonie. Mais nous sommes sous l’autorité de l’ordre des avocats représenté par le bâtonnier qui reste notre autorité morale. Et je suis convaincu qu’ils joueront le rôle de sapeurs pompier entre les deux parties.
Est-ce qu’on peut considérer le détournement de deniers publics à grande envergure comme un crime contre l’humanité ?
Les rapports de l’IGE font l’actualité dans le pays. Le détournement de deniers publics est un délit grave certes mais cela ne va pas au-delà des frontières du Sénégal pour être considéré comme un crime contre l’humanité. On peut même faire le parallélisme entre les deux. C’est une véritable atteinte contre l’ordre public national. Le détournement de deniers publics est un crime économique grave. Les rapports de l’IGE sont publiés et des noms sont cités. Je crois en cette justice qui abat un travail énorme pour apporter des éclaircissements là-dessus.
Les rapports de l’IGE sont publiés et des personnalités sont épinglées. La justice fera-t-elle son rôle dans la transparence ? Y’aura-t-il un privilège pour certains ? De toutes les façons demain fera jour.
De l'actualité à l'information merci bien du courage
RépondreSupprimerL'injustice de la justice reste toujours d'actualité dans ce pays. Bref bon entretien bro et très bonne continuation !
RépondreSupprimerC fort mon gars
RépondreSupprimerRiche est ton entretien
RépondreSupprimerTrès bon entretien. Cependant la justice sénégalaise souffre vraiment des maux très pointus. Au-delà des revendications par le dit syndicat, la justice est partiale ce qui constitue une erreur très grave de leur part.
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