mercredi 25 mars 2020

Couvre-feu ou Coups de fouets





Illustration de la violence des policiers sur un individu 

La première nuit de couvre-feu au Sénégal est marquée par des scènes violentes. Les forces de l’ordre ont fait usage de fouets, d’actes violents pour corriger ceux qui ont dérogé les règles. Ces actes sèment la controverse au sein de la population.

Depuis hier, des vidéos circulent montrant des scènes de passages à tabac lors du couvre-feu et scindent la population en deux. Invité sur le plateau de TFM et interrogé sur la situation, le porte-parole de la police Ndiassé DIOUM affirme « nous ne sommes pas là pour nous justifier. Les autorités ont pris des dispositions en conformité avec la loi et nous devons tous les respecter. »

Face à la question la police a-t-elle bien ou mal agit lors de la première nuit de couvre-feu des réponses contrastes ont été recueillies.                                                        Certains jugent la situation tout à fait normale. Ils soutiennent l’idée de se conformer impérativement aux règles prescrites. Au cas contraire peu importe la dureté du châtiment le dérogeant doit faire face. Interrogés sur la question des observateurs avertis ont encouragé l’usage de la force par la police pour appeler au respect des règles. C’est le cas de Oumar SY membre du parti Patriote du Sénégal pour le Travail l’Ethique et la Fraternité (PASTEF) qui atteste « Nul ne cautionne les bavures policières, qu’en-est-il du couvre-feu…. cette partie de la population inconsciente qui joue avec nos vies et ressources est indéfendable, qu’elle se conforme aux lois » il renchérit « la population n’est toujours pas réceptive c’est à l’Etat de s’assumer ». D’ailleurs il n’est pas le seul à soutenir cette idée. A l’en croire Fatoumata DIENE étudiante à l’Ecole des Bibliothécaires et Archivistes de Dakar (EBAD) « le pays est en danger, la situation est délicate c’est pour le bien de la population qu’on a instauré le couvre-feu alors qu’elle s’y conforme. Au cas contraire ça vaut le coup d’user la force pour appeler aux respects des lois. »  

Si d’aucuns encouragent la violence pour appeler à la conformité aux règles, d’autres pensent tout à fait le contraire et condamne la bavure policière. C’est le cas de Almamy SANE étudiant au Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’information (CESTI) qui asserte « de ma part, je ne peux et pourrai nullement cautionner ces dérives parce que celles-ci pourraient donner la voie à d’autres éventuellement plus graves  ». Défendant la même logique, ce jeune homme de 20 ans accepte de parler sous l’anonymat et affirme « ces actes sont inhumains je les déplore jusqu’à la dernière énergie….le ministre de l’intérieur doit agir au plus vite pour éviter un bouleversement de la situation »

Les règles mises en place ont pour objectif de parer la propagation de cette maladie de Covid-19. Ainsi, toutes les forces de la nation doivent travailler en synergie pour contenir cet ennemi invisible dont l’avancée rapide n’est plus à discuter.   

1 commentaire:

  1. C'est un beau texte mon frère. Tu es bon. La violence policière a été de trop hier. Mais peut-être que ce soir ils vont changer de mode opératoire.

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