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| Tome 1 Gannde Hiisiwe |
Il est possible d’écrire dans nos langues maternelles. C’est ce qu’a montré le jeune chercheur Mauritanien Dr Mouhamadou Falil SY ce mercredi 04 mars 2020 lors de la cérémonie de dédicace de son deuxième livre. Ce dernier s’intitule « Gannde Hiisiwe » et parle des mathématiques en pulaar.
« Faire de la science c’est avant tout se l’approprier et se l’approprier revient à la faire dans son espace socioculturel » dixit le directeur de l’Ecole Doctorale de Mathématique et Informatique (EDMI) de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar (UCAD) M. Hamidou DATT. C’était lors de la cérémonie de dédicace du livre « Gannde Hiisiwe » (connaissance des mathématiques) de Mouhamadou Falil SY docteur en mathématiques et chercheur à l’université Virginie des Etats Unis. Après son premier ouvrage intitulé la « poularisation des mathématiques » paru il y a trois ans, le jeune chercheur Mauritanien originaire du village de Bélinabé (village frontalier avec le Sénégal dans la région de Kaédi en Mauritanie : ndlr) publie son deuxième livre. Ce dernier, composé de 300 pages, est le tome 1 d’une trilogie et évoque les bases des mathématiques de l’élémentaire à l’université en passant par le secondaire.
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| Dr Mouhamadou Falil SY |
Prévue à 15H, la cérémonie a commencé un peu tardivement vers 16H 30 à la salle multimédia de l’UCAD II. La cérémonie démarre par la présentation du livre et de l’auteur par le modérateur. Comme de coutume, cette séance de présentation a été précédée de prières. A la suite de cela, la parole a été donnée au directeur de l’EDMI M. Hamidou DATT. Ce dernier a montré sa fierté avant d’implorer les jeunes à s’approprier, apprendre, et vulgariser davantage les langues locales à l’échelle mondiale. Car selon lui « un pays, pour se développer doit faire l’innovation par le biais de la recherche ». Autrement dit, il faut se différencier en imposant ses origines socioculturelles. Il s’en suit le discours du président de l’association « Goodal » (qui signifie Unité : Ndlr) Seydi Amadou Ba. Il commence par présenter l’association en disant que c’est une assemblée de la communauté peulh qui appelle à la solidarité et unification. Selon lui, « la meilleure façon d’étendre sa communauté c’est d’écrire dans sa langue maternelle ». Il remet le micro à l’ex ministre de l’enseignement supérieur et professeur de mathématique à l’UCAD M. Mary Teuw NIANE. Ce dernier fait des démonstrations mathématiques. Il a corrélé les théories mathématiques aux pratiques traditionnelles peulhs. Il a en effet démontré l’exemple du ‘’Guissaané’’ (pratique de prévoyance) qui est quasiment comparable à la matrice mathématicienne. Tout cela était dans le but d’appuyer l’idée de Cheikh Anta qui disait que les maths sont nées en Afrique. Il s’en suit le discours de l’homme du jour Mouhamadou Falil Sy qui soutient que ce livre est le fruit d’un long processus. Il ajoute « faire les maths c’est honorer l’esprit humain. Et les faire dans sa langue c’est s’affirmer mondialement… » avant de renchérir que dans chaque pratique il y a les mathématiques. En guise d’exemple il a évoqué les tresses chez les femmes. Il finit par affirmer son inspiration sur Cheikh Anta DIOP et donner la signification de quelques termes mathématiques en ‘’pulaar’’. Il s’agit de probabilité (gaabé), géométrie (nokku bétouwal), raisonnement (kisindol), entre autres. Le professeur Aboubakry Moussa LAM va clore la cérémonie. Ainsi il atteste que le jeune chercheur suit les traces de Cheikh Anta DIOP qui selon lui a laissé des enseignements de références à toute la jeunesse africaine. Il finit par affirmer « l’apprentissage des mathématiques par le français est un obstacle et la meilleure façon de les assimiler est de les apprendre dans sa langue maternelle ».
La cérémonie s’est terminée aux environs de 19H par la signature des livres par l’auteur aux différents acheteurs. A rappeler la présence de jeunes filles de l’association « Goodal », habillées en mode traditionnelle dans le but de vulgariser la culture peulh.


Vraiment un fierté
RépondreSupprimerEt bon travail
Waoh. Bien écrit, dans un français irréprochable. Comme tu dis "Tchou"
RépondreSupprimerVoilà c'est possible il l'a fait
RépondreSupprimerLe grand patron Demba tu as encore tapé fort. La meilleure façon de se faire respecter c'est d'abord se respecter. C'est ce qu'a montré M.SY
RépondreSupprimerTrès bon frère. Le texte est limpide et toutes les informations y sont mentionnées. Bonne continuation!
RépondreSupprimerNice frère, vraiment il nous faut africaniser notre éducation à travers nos langues dites traditionnelles
RépondreSupprimerMachallah et bonne continuation 🙏🙏
RépondreSupprimerMachaallah
RépondreSupprimerBravo Demba! Merci encore.
RépondreSupprimerComment avoir c livre en pdf svp
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