samedi 1 février 2020

Les alliés de GUY revendiquent sa libération.



Marche de ño lank ño bañ 
Jeunes, vieux, hommes et femmes ont adhéré massivement au combat de "ño lank ño bañ" ce vendredi 31 Janvier, dans le but de revendiquer la libération de Guy Marius Sagna 

Comme à l'accoutumée, les principaux mouvements d'activisme et de revendications ont tiré la sonnette d'alarme ce vendredi 31 janvier. La libération de Guy Marius Sagna était le point focal de la marche. Cette fois ci ils ont impliqué davantage les étudiants, d'où le choix de la petite porte de l'université Cheikh Anta Diop comme point de départ. Ce choix constitue une innovation majeure car ils avaient l'habitude de manifester entre la place de la nation et le siège de la RTS.
Vers 15h, les préoccupés convergent vers le lieu de départ. Ainsi l'Avenue Cheikh Anta Diop se remplissait petit à petit. La foule était nombreuse et on pouvait voir des centaines d'individus, vêtus majoritairement de rouges. Les initiateurs de la marche, dans une camionnette, se donnaient la parole un à un. L'activiste Malal Talla, alias Fou Malade a appelé à une forte mobilisation des uns et des autres et soutient que ceci est un combat de tous.

Après cela, s'en est suivi des perturbations déclenchées par les étudiants du pouvoir. "Ils ont voulu saboter en jetant des pierres sur les lieux" nous fait savoir l'un  des acteurs. C'est en ce sens que Fou malade appelle au calme. Ensuite, la police intervient pour apaiser le climat.

Aux environs de 15h 30 les activistes ont décidé de quitter le lieu de départ à destination de la poste de Médina, le point d'arrivée.
En cours de route, ils chantaient le son "saay-saay" du groupe Keur gui. En harmonie, ils ont traité le président de de dictateur. Ils n'ont pas hésiter aussi à crier haut et fort les maux de la nation en dénonçant le prix élevé de l'électricité et l'augmentation récente des denrées de première nécessité. Par conséquent, ils ont été appuyés par les vieux du troisième âge. C'est l'exemple de Alassane BA, âgé de 74 ans, qui soutient: "ce que font ces jeunes, c'est important et c'est à perpétuer". Ils ont dénoncé aussi le recul de la démocratie et de la liberté en donnant l'exemple récent de la privation des manifestations. C'est en ce sens que Dr Babacar Diop, professeur de philosophie à l'Ucad, admet: "Nous revendiquons le même sort que Guy, il faut qu'il soit libéré".

Vers 17h 10 ils sont arrivés à la poste de Médina, la destination finale. Le préfet de Dakar et certaines autorités sécuritaires étaient déjà sur les lieux. Les manifestants y ont tenu un point de presse où les représentants des différents mouvements qui composent "ño lank ño bañ" ont pris la parole. C'est l'exemple de Aliou Sané qui a incité le public à chanter l'hymne national du Sénégal en choeur. Il appelle aussi à l'observation d'une minute de silence pour se rappeler la mort des étudiants Balla Gaye, Fallou SÈNE, Bassirou FAYE, entre autres.

La présence d'une forte délégation policière et de certains leaders politiques était à l'ordre du jour. 

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